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84 - Charles Sadoul dans son cabinet
Eau-forte et aquatinte. 550
x 350 [700 x 510 mm].
Très belle épreuve sur vélin. Cachet de l'atelier en
bas, à droite.
Provenance : fonds familial V. Prouvé
€ 500
89
- Liseuse (femme de l'artiste à sa fenêtre)
Eau-forte
et aquatinte. 385 x 25 [500 x 322 mm]. Belle épreuve d'atelier sur vélin.
Cachet signature en bas, à droite.
Provenance : fonds familial Victor Prouvé.
€ 450
90 - La même que précédent
Epreuve
poussée au noir.
Provenance : fonds familial Victor Prouvé.
€ 450 |
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93
- Henri et Alice Duhamel
Eau-forte
et aquatinte. 20 x 295 [265 x 322 mm].Très belle épreuve sur vélin.
Timbre
signature en bas, à droite.
Provenance : fonds familial Victor Prouvé.
Vendue
94
- Saint Just Péquart et sa femme. 1916
Eau-forte
et aquatinte. 235 x 350 [320 x 500].
Très belle épreuve d'atelier, tirée sur
vélin, annotée dans la marge latérale droite :
" 3ème état - Février 1916
".
Timbre signature dans la marge inférieure. Provenance : fonds familial
Victor Prouvé.
Vendue
96
- Portrait de femme au capuchon de dentelle. 1908
Eau-forte et aquatinte. 180 x 250 [320 x 450 mm].
Belle épreuve d'atelier
sur vélin. Timbre signature en bas, à droite.
Provenance : fonds familial
Victor Prouvé. € 400
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Eléments
de biographie
Fils
d'un dessinateur en faïence qui travaillait pour la fabrique dirigée par le père
d'Emile Gallé, Victor Prouvé naît à Nancy en 1858. Très tôt il manifeste un goût
et des dons pour le dessin. Elève à Nancy de Devilly il monte ensuite à Paris
pour suivre le cours de l'Ecole Nationale des Beaux-Arts.
Au Louvre il connaît
ses véritables chocs esthétiques : Véronèse, Michel Ange et autres grands maîtresi
le conduisent sans transition à se passionner pour des contemporains tels que
Manet, Renoir ou Degas. Entré chez Cabanel il perfectionne sa technique mais la
fréquentation de Puvis de Chavannnes le marque tout autrement.
A 24 ans il
fait enfin ses débuts au Salon avec son envoi du portrait de Mme Gallé et ses
filles. Suit une série de portraits (Mysette Wiéner, le violoniste Louis
Hekking) que la critique salue. En 1888 sa découverte de la Tunisie, dont
la lumière et la couleur le captivent littéralement, redéfinit son art qui gagne
en puissance. La maîtrise n'est pas loin. De retour à Paris il travaille inlassablement
à des panneaux décoratifs comme le Cercle des Voluptueux d'après l'Enfer du Dante. C'est à cette époque qu'il retrouve Emile Gallé, de douze ans son aîné,
avec lequel il a été lié plus jeune lorsque son père travaillait pour la faïencerie
de Saint Clément. Gallé lui commande des projets de tables ou de vases (Orphée
implorant l'ombre d'Eurydice, etc…), Majorelle suit. C'est une période riche
et passionnante où Prouvé apporte sa contribution à ce qu'on appellera plus tard Modern style et Art Nouveau.
La fin du siècle, le début du
nouveau voient les commandes officielles récompenser son travail : médaillons
pour le grand salon de l'Hôtel de Ville de Nancy, décoration de l'escalier de
la mairie d'Issy-les-Moulineaux, plafond de la préfecture de Meurthe-et-Moselle
et, surtout, l'exceptionnelle décoration pour la salle des fêtes de la mairie
du XIème, à Paris. L'artiste a trouvé ses marques. A l'heure de la mort de Puvis
de Chavannes la critique salue un nouveau symboliste. C'est le triomphe des mairies
et des expositions universelles, la IIIe République connaît ses plus belles années
et Prouvé prend le temps de voyager. La Bretagne à laquelle il restera toujours
attaché, le Gers où réside sa belle-famille, le Pays Basque sont l'occasion de
nouvelles sources d'inspiration. Choses vues et croquées avec brio telles ces
scènes de corrida ou encore ces ramasseuses de varech sur une plage bretonne.
Infatigable, curieux de tout il s'adonne à la gravure et manie le berceau avec dextérité pour laisser quelques belles manières noires (portrait de Charles
Sadoul, Marie Prouvé à sa fenêtre…). Sculpteur (la Lorraine reconnaissante
au président Carnot), admirable relieur, ciseleur, orfèvre il n'y a rien que
les mains de Prouvé ne sachent travailler, modeler, ciseler.
A l'origine
de la fondation de l'Ecole de Nancy aux côtés d'Emile Gallé il en prend naturellement
la tête à la mort de ce dernier, en 1904, après être définitivement "rentré" à
Nancy. Ces années de la maturité sont aussi celles du questionnement, parfois
de l'abattement ou de la résignation quand il accepte, pour des raisons matérielles
mais peut-être au détriment de son œuvre, la direction de l'Ecole Nationale des
Beaux-Arts de Nancy. Pourtant sa fécondité ne tarit pas et il sait être tout à
son art malgré des phases de dépression aggravées par l'arrivée d'une nouvelle
guerre. Il meurt à Sétif où il avait rejoint sa fille en 1943.
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