Victor
Prouvé

Nancy 1858 - Sétif 1943


 




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43 - Etude pour un panneau décoratif *. Vers 1900
Gouache. 41 x 87 cm
.

*La fin du siècle, le début du nouveau voient les commandes officielles récompenser le travail de l'artiste : médaillons pour le grand salon de l'Hôtel de Ville de Nancy, décoration de l'escalier de la mairie d'Issy-les-Moulineaux, plafond de la préfecture de Meurthe-et-Moselle et, surtout, l'exceptionnelle décoration pour la salle des fêtes de la mairie du XIème, à Paris. L'artiste a trouvé ses marques. A l'heure de la mort de Puvis de Chavannes la critique salue un nouveau symboliste.


r31 - Etude de chats
Fusain sur papier calque.
Cachet d'atelier en bas, à droite. 32 x 50 cm.
Vendu
 



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67 - Portrait de Marianne, fille de l'artiste. 1939

Tempéra. Signée, datée en bas, à gauche.
54, 5 x 37 cm. Encadrée.
€ 1800



32 - Etude pour la tauromachie

Lavis d'encre brune et fusain sur papier calque.Cachet d'atelier en bas, à droite. 33 x 43 cm.
€ 400
 



34 - Etude pour la tauromachie

Fusain. Cachet d'atelier en bas, à droite.
36,5 x 38 cm.
Vendu

 

 


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35 - Etude pour la tauromachie
Pinceau de lavis de brun. Signé en bas, à droite.
Timbre signature au . 37 x 52,5 cm.
€ 450

36 - Etude de danseuse
Fusain. Cachet d'atelier en bas, à droite.
28 x 37 cm.

Vendu
 



37 - Etudes pour "Maternité"

Crayon. Cachet d'atelier en bas, à droite.
31 x 20 cm. Autre étude au verso.
€ 350

 

 


38 - Portrait de couple
Etude pour une gravure à la manière noire,
passée au poncif au verso.
Timbre signatureen bas, à droite.
33 x 34,5 cm.
€ 450

39 - Etude d'hommes aux haltères

Pinceau de lavis d'encre. Cachet d'atelier en bas, à droite. 39 x 56 cm.
€ 300
 


40 - 2ème symphonie en ré de Beethoven. 1925
Fusain, annoté en bas, à droite.
Timbre signature au verso,
transparaissant inversé au recto.
27 x 36 cm.

€ 350
41 - Jean Lou (petit fils de l'artiste) s'amuse
dans la neige, Briançon. 1940

Fusain. Timbre signature en bas, à gauche.
32 x 49 cm
.
Vendu
 


44 - Etude de nu

Pinceau de lavis, aquarelle et rehauts de gouache.
45 x 56 cm. Vendu
 


45 - Etude de paysanne
Crayon sanguine et aquarelle. 64,5 x 50 cm. Vendu.

46 - Etude de danseuses

Fusain. 30,5 x 40,5 cm.
Vendu
 


48 - Etude de paysanne

Crayon bleu. 23 x 36 cm.
€ 200
 



49 - Etude de paysans bretons
Plume. 21,5 x 34 cm.
€ 250


50 - Etude pour un vase Gallé. Vers 1900

Crayon. 22 x 34 cm.
(Etude de personnages au verso.)
€ 450
 


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51 - Etude d'homme

Crayon bleu. 65 x 60 cm.
(Reprise de la même étude au verso.)
€ 500
 


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48 D - Croquis japoniste
Dessin à la plume. 37,5 x 52 cm. Cachet d'atelier. Déchirures comblées et trace de ruban adhésif visible au recto sur 10 cm en bas du feuillet.
€ 400
53 - Etude pour le portrait des filles
d'Emile Gallé

Crayon et estompe.
24,5 x 36 cm.
Vendu
 
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54 - Etude de nu de femme

Fusain. 33,5 x 32 cm.
Vendu
 


56 - Côtes de Bretagne (ou de Normandie). 1923
Pinceau de bleu. 33,5 x 47 cm.



Éléments de biographie

Fils d'un dessinateur en faïence qui travaillait pour la fabrique dirigée par le père d'Emile Gallé, Victor Prouvé naît à Nancy en 1858. Très tôt il manifeste un goût et des dons pour le dessin. Elève à Nancy de Devilly il monte ensuite à Paris pour suivre le cours de l'Ecole Nationale des Beaux-Arts. Au Louvre il connaît ses véritables chocs esthétiques : Véronèse, Michel Ange et autres grands maîtresi le conduisent sans transition à se passionner pour des contemporains tels que Manet, Renoir ou Degas. Entré chez Cabanel il perfectionne sa technique mais la fréquentation de Puvis de Chavannnes le marque tout autrement. A 24 ans il fait enfin ses débuts au Salon avec son envoi du portrait de Mme Gallé et ses filles. Suit une série de portraits (Mysette Wiéner, le violoniste Louis Hekking) que la critique salue. En 1888 sa découverte de la Tunisie, dont la lumière et la couleur le captivent littéralement, redéfinit son art qui gagne en puissance. La maîtrise n'est pas loin. De retour à Paris il travaille inlassablement à des panneaux décoratifs comme le Cercle des Voluptueux d'après l'Enfer du Dante. C'est à cette époque qu'il retrouve Emile Gallé, de douze ans son aîné, avec lequel il a été lié plus jeune lorsque son père travaillait pour la faïencerie de Saint Clément. Gallé lui commande des projets de tables ou de vases (Orphée implorant l'ombre d'Eurydice, etc…), Majorelle suit. C'est une période riche et passionnante où Prouvé apporte sa contribution à ce qu'on appellera plus tard Modern style et Art Nouveau. La fin du siècle, le début du nouveau voient les commandes officielles récompenser son travail : médaillons pour le grand salon de l'Hôtel de Ville de Nancy, décoration de l'escalier de la mairie d'Issy-les-Moulineaux, plafond de la préfecture de Meurthe-et-Moselle et, surtout, l'exceptionnelle décoration pour la salle des fêtes de la mairie du XIème, à Paris. L'artiste a trouvé ses marques. A l'heure de la mort de Puvis de Chavannes la critique salue un nouveau symboliste. C'est le triomphe des mairies et des expositions universelles, la IIIe République connaît ses plus belles années et Prouvé prend le temps de voyager. La Bretagne à laquelle il restera toujours attaché, le Gers où réside sa belle-famille, le Pays Basque sont l'occasion de nouvelles sources d'inspiration. Choses vues et croquées avec brio telles ces scènes de corrida ou encore ces ramasseuses de varech sur une plage bretonne. Infatigable, curieux de tout il s'adonne à la gravure et manie le berceau avec dextérité pour laisser quelques belles manières noires (portrait de Charles Sadoul, Marie Prouvé à sa fenêtre…). Sculpteur (la Lorraine reconnaissante au président Carnot), admirable relieur, ciseleur, orfèvre il n'y a rien que les mains de Prouvé ne sachent travailler, modeler, ciseler. A l'origine de la fondation de l'Ecole de Nancy aux côtés d'Emile Gallé il en prend naturellement la tête à la mort de ce dernier, en 1904, après être définitivement "rentré" à Nancy. Ces années de la maturité sont aussi celles du questionnement, parfois de l'abattement ou de la résignation quand il accepte, pour des raisons matérielles mais peut-être au détriment de son œuvre, la direction de l'Ecole Nationale des Beaux-Arts de Nancy. Pourtant sa fécondité ne tarit pas et il sait être tout à son art malgré des phases de dépression aggravées par l'arrivée d'une nouvelle guerre. Il meurt à Sétif où il avait rejoint sa fille en 1943.

(Sources bibliographiques : Victor Prouvé par Madeleine Prouvé, Berger Levrault, 1958)




Notes :

- Les dimensions sont celles de la feuille. La première pour la hauteur, la seconde pour la largeur.
- Toutes les œuvres proviennent du fonds familial de l'artiste. Elles portent son timbre-signature ou le cachet d'atelier.
 

Galerie Laurencin - 17, rue Auguste Comte - 69002 Lyon, France