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Victor
Prouvé

Nancy 1858 - Sétif 1943


 
 

57 - Menhirs (Bretagne)

Fusain. 33 x 51 cm.
€ 200
 


58 - Etude pour le saut à la perche
Fusain sur papier calque. 32 x 50 cm.
€ 180

59 - Autre étude pour le saut à la perche

Fusain sur papier calque. 32 x 50 cm.
€ 180


60 - Etude de gymnaste
Fusain sur papier calque. 31,5 x 49,5 cm.
€ 180


61 - Etude pour le lancer du javelot
Fusain sur papier calque. 50 x 32 cm.
€ 180


 

62 - Etude pour l'exercice aux barres parallèles
Fusain. 32 x 49, 5 cm
€ 180


63 - Deux études pour l'exercice
aux barres parallèles. 1927

Pinceau de lavis d'encre.
32 x 49,5 cm chacun.
2 études ensemble.

64 - Vue de Briançon. 1930

Fusain. Signé, situé, daté en bas, à droite.
38, 5 x 56 cm.


 

65 - Vue de Briançon. 1930
Fusain. 37,7 x 55 cm.
€ 250

66 - Jean-Lou (petit-fils de l'artiste). Ca. 1940

Fusain. Signé en bas, à gauche. 32 x 49 cm.

 


68 - Etude
Crayon. 22 x 34 cm.
€ 180

69 - Page de carnet, étude de Jean-Lou. 1940
Crayon. 12,2 x 19,2 cm.
 

70 - Page de carnet,
étude de Jean-Lou et Thérèse
. 1940
Crayon. 12,2 x 19,2 cm.


71 - Etude, Marianne et Jean-Lou. 1940
Fusain. 23,2 x 30,8 cm.
€ 200

 

72 - Le bain,
étude de Jean-Lou et de sa mère. 1940
Fusain. 23,5 x 30,5 cm.
€ 200


73 - Etude, Jean-Lou. 1940
Fusain. 23,5 x 30,5 cm.
€ 200

 

74 - Etude de nu de femme
Fusain. 50 x 32,5 cm.
€ 400

cliquez sur l'image pourl'agrandir

 
75 - Etude de nu de femme
Crayon sanguine. 34 x 50 cm.



76 a - Étude de lions

Crayon. 41 x 52,5 cm.
Timbre signature en bas, à droite.

€ 300
 


76 b - Étude d'ours
Crayon. 42 x 53 cm.
Timbre signature en bas, à droite.

€ 300


76 c - Étude de chameaux

Crayon. 42 x 53 cm.
Timbre signature en bas, à droite
.
€ 300
 

77 - Femme au bouquet de fleurs. 1936
Crayon avec légers rehauts de bleu.
50 x 65 cm. Timbre signature en bas, à droite.
€ 450


Éléments de biographie
Fils d'un dessinateur en faïence qui travaillait pour la fabrique dirigée par le père d'Emile Gallé, Victor Prouvé naît à Nancy en 1858. Très tôt il manifeste un goût et des dons pour le dessin. Elève à Nancy de Devilly il monte ensuite à Paris pour suivre le cours de l'Ecole Nationale des Beaux-Arts. Au Louvre il connaît ses véritables chocs esthétiques : Véronèse, Michel Ange et autres grands maîtresi le conduisent sans transition à se passionner pour des contemporains tels que Manet, Renoir ou Degas. Entré chez Cabanel il perfectionne sa technique mais la fréquentation de Puvis de Chavannnes le marque tout autrement. A 24 ans il fait enfin ses débuts au Salon avec son envoi du portrait de Mme Gallé et ses filles. Suit une série de portraits (Mysette Wiéner, le violoniste Louis Hekking) que la critique salue. En 1888 sa découverte de la Tunisie, dont la lumière et la couleur le captivent littéralement, redéfinit son art qui gagne en puissance. La maîtrise n'est pas loin. De retour à Paris il travaille inlassablement à des panneaux décoratifs comme le Cercle des Voluptueux d'après l'Enfer du Dante. C'est à cette époque qu'il retrouve Emile Gallé, de douze ans son aîné, avec lequel il a été lié plus jeune lorsque son père travaillait pour la faïencerie de Saint Clément. Gallé lui commande des projets de tables ou de vases (Orphée implorant l'ombre d'Eurydice, etc…), Majorelle suit. C'est une période riche et passionnante où Prouvé apporte sa contribution à ce qu'on appellera plus tard Modern style et Art Nouveau. La fin du siècle, le début du nouveau voient les commandes officielles récompenser son travail : médaillons pour le grand salon de l'Hôtel de Ville de Nancy, décoration de l'escalier de la mairie d'Issy-les-Moulineaux, plafond de la préfecture de Meurthe-et-Moselle et, surtout, l'exceptionnelle décoration pour la salle des fêtes de la mairie du XIème, à Paris. L'artiste a trouvé ses marques. A l'heure de la mort de Puvis de Chavannes la critique salue un nouveau symboliste. C'est le triomphe des mairies et des expositions universelles, la IIIe République connaît ses plus belles années et Prouvé prend le temps de voyager. La Bretagne à laquelle il restera toujours attaché, le Gers où réside sa belle-famille, le Pays Basque sont l'occasion de nouvelles sources d'inspiration. Choses vues et croquées avec brio telles ces scènes de corrida ou encore ces ramasseuses de varech sur une plage bretonne. Infatigable, curieux de tout il s'adonne à la gravure et manie le berceau avec dextérité pour laisser quelques belles manières noires (portrait de Charles Sadoul, Marie Prouvé à sa fenêtre…). Sculpteur (la Lorraine reconnaissante au président Carnot), admirable relieur, ciseleur, orfèvre il n'y a rien que les mains de Prouvé ne sachent travailler, modeler, ciseler. A l'origine de la fondation de l'Ecole de Nancy aux côtés d'Emile Gallé il en prend naturellement la tête à la mort de ce dernier, en 1904, après être définitivement "rentré" à Nancy. Ces années de la maturité sont aussi celles du questionnement, parfois de l'abattement ou de la résignation quand il accepte, pour des raisons matérielles mais peut-être au détriment de son œuvre, la direction de l'Ecole Nationale des Beaux-Arts de Nancy. Pourtant sa fécondité ne tarit pas et il sait être tout à son art malgré des phases de dépression aggravées par l'arrivée d'une nouvelle guerre. Il meurt à Sétif où il avait rejoint sa fille en 1943.

(Sources bibliographiques : Victor Prouvé par Madeleine Prouvé, Berger Levrault, 1958)




Notes :

- Les dimensions sont celles de la feuille. La première pour la hauteur, la seconde pour la largeur.
- Toutes les œuvres proviennent du fonds familial de l'artiste. Elles portent son timbre-signature ou le cachet d'atelier.
 

Galerie Laurencin - 17, rue Auguste Comte - 69002 Lyon, France