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Adolf SCHREYER (1828-1899)* : Étudie
à Munich, Düsseldorf puis Vienne et Paris. En 1855 il se rend célèbre
en exposant à l'Österreichischen Kunstveriene. En 1856 il accompagne le Prince
de Thurn à Constantinople. C'est lors de ce premier voyage en Orient que sa peinture
prend un tournant "orientaliste" avec une prédilection pour les
thèmes de batailles, de fantasia et de cavaliers arabes. Sous contrat avec
Manzi & Joyant, successeurs de la Maison Goupil, ses célèbres
cavaliers arabes ont fait l'objet de photogravures. Certaines, parmi les épreuves
que nous présentons, ont été signées au crayon par
l'artiste. retour
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| Jean-Pierre
Marie JAZET (Paris
1788 - 1871)*
: Elevé par son oncle Debucourt, habile graveur à l'aquatinte, il fit, sous la
direction de ce maître, des progrès rapides, et lorsque son oncle, devenu vieux,
dut déposer le burin, le jeune artiste, qui avait acquis un remarquable talent
dans ce genre parvint facilement à lui succéder. Jazet s'attacha à reproduire
particulièrement les faits d'armes de la République et de l'Empire, les souvenirs
patriotiques, et à populariser, à l'aide d'un genre de gravure qu'on avait cru
jusque-là ne convenir qu'au paysage, les plus célèbres tableaux de David, de Gros
et d'Horace Vernet, de Grenier, de Steuben, etc. Parmi ses nombreuses œuvres,
nous citerons particulièrement ceux d'après Horace Vernet : les Arabes, Rébecca,
Judith, Agar, la Chasse au lion, etc… retour
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Horace
VERNET (Paris 1789 - 1863)* :
Fils de Carle Vernet il connaît à son époque
un immense succès comme peintre de batailles. Directeur de la Villa Médicis,
chargé par Louis Philippe du Musée de Versailles ses toiles collent
à l'actualité et à l'air du temps (conquête et découverte
de l'Algérie, l'Orient...). Devenu peintre officiel du Second Empire il
excelle alors à magnifier les grandes heures de l'épopée
napoléonienne.
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Henri-Frédéric
SCHOPIN (Lubeck 1804 - Montigny 1880) : Elève
de Gros, il suivit eu même temps, de 1821 à 1831, les cours de l'Ecole des beaux-arts
et, cette dernière année, obtint le premier grand prix. Pendant son séjour à Rome,
il prépara avec soin son exposition de début et parut au Salon de 1835 avec quatre
œuvres importantes. L'élève de Gros rompait, dans ces productions, avec les traditions
surannées de l'école impériale. Tout en étant élégant et harmonieux, Schopin n'est
jamais banal… Il jouit d'une certaine vogue comme peintre de genre et un grand
nombre de ses oeuvres furent gravées par Jazet. retour
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Baron
de STEUBEN (près Mayence 1788 - Paris 1856)* : Quoique
Allemand d'origine, le baron de Steuben appartient par ses œuvres à l'école française.
Après avoir servi en qualité de page dans une cour d'Allemagne, il entra à l'Ecole
des beaux-arts de Saint-Pétersbourg, où ses progrès furent rapides, puis vint
à Paris avec une lettre de recommandation de Mme de Staël pour Gérard, dont l'enseignement
laissa chez lui le plus de traces, quoiqu'il allât étudier aussi près de Robert
Lefebvre et de Prud'hon. Un dessin pur et savant, du style dans les draperies
et les têtes, une couleur assez harmonieuse sont les mérites sérieux qui valurent
à Steuben un succès réel. Citons [...] comme autant de succès à divers titres
: Joseph et la femme de Putiphar et Samson confiant à Dalila le secret
de sa force. Les gravures de ces œuvres jouissent encore d'une grande popularité.
Parti en Russie il ne revint à Paris qu'en 1854. Il y était depuis quelques mois
à peine, quand une première attaque de paralysie le cloua dans son lit, qu'il
ne quitta plus jusqu'à sa mort survenue deux années après. retour
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Léon COGNIET (Paris 1794 - 1880)*
: Elève de Guérin, il montra de très bonne heure de véritables dispositions pour
la peinture et fit de rapides progrès dans cet art. […] l'auteur sait son métier;
il dessine correctement et compose selon les règles reçues... D'abord professeur
de dessin au collège Louis-le-Grand, Léon Cogniet entra plus tard, au même titre,
à l'Ecole polytechnique, où il est resté fort longtemps. Son érudition peu commune,
sa longue expérience lui firent remplir avec éclat ces fonctions de professeur.
Ses conseils étaient non moins goûtés à l'Ecole des beaux-arts, d'où il dut se
retirer en 1863, quand le souffle rénovateur du progrès moderne en vint chasser
la routine et les traditions hors d'âge. retour
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Alfred
de DREUX ( Paris 1810 - 1860)* : Dans un genre tout spécial,
avec de rares qualités d élégance et de bon ton, Alfred de Dreux s'est fait une
place distinguée parmi les artistes[du XIXème siècle]. De la date de sa véritable
notoriété, jusqu'à sa mort, il a été le peintre de la haute vie dans ce qu'elle
a de plus luxueux et de plus attrayant. M. Charles Blanc, dans une remarquable
étude qu'il a consacrée à ce maître, a donné sur sa jeunesse quelques détails
intimes, propres à révéler les premiers instincts de l'artiste. " Son oncle, M.
de Dreux-Dorcy, était, dit-il, le camarade, l'ami le plus intime de Géricault.
Dès son enfance, Alfred les avait vus peindre ensemble, puis il avait vu Géricault
aller au bois et en revenir élégant, fringant, beau cavalier, et, dans sa jeune
tête, ces deux idées, la peinture et le cheval, s'étaient mêlées de façon qu'elles
n'en faisaient plus qu'une […]. Il fréquenta l'atelier de Cogniet et l'on put
dès lors apprécier la finesse de touche avec laquelle il savait exprimer toute
l'élégance, toute la coquetterie du cheval. Les relations qu'il se créa lui valurent
de superbes commandes. Une grande vogue accueillit ses moindres toiles. Les jolies
femmes surtout étaient friandes du beau talent de l'artiste gentilhomme. " Elles
firent pour lui beaucoup de folies, dit gravement un critique, et il fit pour
elles beaucoup de... tableaux. " Seule au rendez-vous est une de ces pages exceptionnelles
où le peintre laissa parler toute sa sensibilité. L'aveu naïvement exprimé dans
ce tableau, il le répéta dans d'autres créations de même genre et chaque fois
avec des variantes exquises qui trahissaient l'inquiétude du cœur, parfois la
souffrance et plus souvent le besoin d'expansion naturel à celui qui aime. […].
La gravure et la lithographie ont rendu populaires les meilleures créations de
de Dreux. retour fiche

* Sources
et extraits : Articles du Grand dictionnaire universel du XIXe siècle
de Pierre Larousse (1817-1875) Ces
articles de Pierre Larousse (1817-1875) datent du début de la IIIe République,
ils reflètent le regard d'une époque et la sensibilité artistique
d'un auteur.
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