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l'essentiel sur les estampes...

Bibliographie

Conservation

Couleur
Impression en couleurs
Coloris


Définitions et terminologie

Estampe originale
et estampe d'interprétation

Épreuves d'état, états, essais...

Expertise et estimation

Filigranes

Marges






[ Estampe, définition ] Qu'appelle-t-on "Estampe" ?

[de l'italien stampa, et de stampare = imprimer]
Une estampe est une image imprimée sur papier au moyen d'une planche préalablement gravée. Le matériau employé peut être le cuivre, le bois ou la pierre (cette dernière exclusivement pour la lithographie).
On tire des épreuves de ces planches, après encrage, généralement sur une presse à bras
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[Reproductions] Toutes les images que l'on peut voir ici ou là, posters, reproductions, etc... sont elles des estampes ?

Évidemment non. Seules on droit au nom d'estampes les images répondant à la définition précédente. Les images tirées au moyen de l'offset, ou les images industrielles et surmultipliées n'entrent pas dans cette catégorie. retour sommaire

[Estampe originale ou d'interprétation] Quelle est la différence ?
Une estampe originale est l'œuvre d'un seul et même artiste qui transpose et grave sur la planche sa propre création. Mais si tous les peintres ne sont pas forcément des graveurs, leurs œuvres peuvent néanmoins être diffusées par le biais de l'estampe grâce à d'autres artistes qui les interprètent ou les transposent sur le bois, le cuivre ou la pierre. Ces derniers font alors œuvre d'interprétation.
Définition de la chambre de l'Estampe
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[Outils] quels sont les outils utilisés ?

Le burin, la pointe, la roulette, le crayon lithographique, etc.. pour ne citer que les principaux.
En savoir plus | quels ouvrages puis-je consulter | retour sommaire


[Tirage] Peut-on tirer un grand nombre d'exemplaires ?

Généralement non. La pression exercée par la presse lors du tirage finit par émousser les tailles (en creux ou en relief) de la planche gravée. Au bout d'un certain nombre de tirages les épreuves perdent considérablement en qualité, elles deviennent fades et ternes. Ceci dit, au XIXe siècle, des techniques d'aciérage ont été mises au point pour permettre de rendre la planche plus résistante et faciliter un tirage plus important.
Voir Techniques de l'estampe | retour sommaire

[Nombre] Mais combien d'exemplaires exactement ?
On peut situer un tirage courant entre 50 et 250 exemplaires.


[Signature, numérotation] Toutes les estampes doivent-elles être signées et numérotées par l'artiste ?
Ceci est une notion moderne. Les estampes commencent à être signées et numérotées au crayon (ou à la plume), par les artistes, depuis le troisième quart du 19e siècle ou le début du 20e. Cette pratique s'est peu à peu généralisée. Elle est désormais la règle.
Les estampes anciennes antérieures à cette époque ne sont en aucun cas ni signées ni numérotées. Toutefois s'agissant d'épreuves particulières (d'artiste, d'essai ou d'atelier) des mentions manuscrites telles que dédicaces, mentions de tirage, etc.. restent possibles
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[Marges] Les estampes doivent-elles avoir des marges ?

Oui, en général. La marge permet la respiration d'une épreuve, elle met en valeur l'image proprement dite. Toutefois, au fil du temps, les marges de certaines épreuves ont pu être diminuées, coupées, etc... Aujourd'hui, s'agissant d'estampes anciennes des 16e, 17e siècles et certaines du 18e, le collectionneur est moins exigeant et peut se satisfaire d'épreuves dont la marge serait réduite à un filet.
Sauf épreuves exceptionnelles il est rare de rencontrer des épreuves de Durer, Rembrandt, Callot, etc... avec de grandes marges, la plupart du temps n'en subsiste qu'un filet d'un demi à deux centimètres. En revanche pour les pièces du 19e siècle, et à fortiori pour celles du 20e siècle, il est souhaitable que la feuille soit complète;
Un estampe coupée à l'intérieur de la composition ou à sa limite n'a plus, dans la plupart des cas, qu'une valeur documentaire.
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[Conservation] Les estampes doivent-elles être en bon état de conservation ?

Oui, c'est souhaitable. La conservation, la fraîcheur d'une épreuve jouent considérablement sur son prix. Une pièce froissée, déchirée, tachée n'a plus guère d'intérêt, sauf si l'on peut envisager une restauration qui, dans bien des cas, pourra s'avérer coûteuse. retour sommaire


[Prix] Les estampes sont-elles chères ?

Le prix d'une estampe, comme pour une œuvre d'art en général, va dépendre de la notoriété de l'artiste, du sujet, du format, de l'état de conservation mais également, et ceci est propre aux estampes, de l'état de tirage. Comme toujours, la loi de l'offre et de la demande régule le marché.
Ainsi des gravures d'artistes dont la notoriété n'a pas dépassé le cadre régional peuvent s'acquérir pour quelques dizaines d'euros. De petites estampes, souvent extraites de livres de voyage, de dictionnaires de botanique, etc... peuvent se trouver autour d'une centaine d'euros.
En revanche les prix seront beaucoup plus conséquents pour les artistes qui ont marqué l'histoire de l'estampe ou ont fait partie d'écoles, de mouvements importants. De 3000 à 20000 euros pour une estampe originale de Durer ou de Rembrandt, plus encore s'il s'agit d'une pièce de référence ;
de 8000 à 30000 euros pour un Picasso - pour ne prendre que deux extrêmes dans le temps !
Des annuaires de cotes disponibles dans toutes les grandes bibliothèques, les catalogues des ventes publiques et des marchands d'estampes sont des outils indispensables pour cerner la cote d'un artiste.
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[Organismes professionnels] Existe-t-il des organisations professionnelles qui regroupent des marchands d'estampes ?

Oui, bien sûr. Il en existe deux qui regroupent et fédèrent un certain nombre de marchands acceptant les mêmes codes de déontologie, autour d'une charte commune dont l'objet est la défense de l'estampe et l'engagement de fournir à leur clientèle une information exhaustive sur les estampes présentées à la vente.
Voir Organisations professionnelles
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[États, épreuves d'état] Qu'appelle-t-on ainsi ?
Les épreuves d'état sont, en quelque sorte, les mémoires des différents stades de l'élaboration d'un travail de gravure. Lors de l'exécution d'une planche, de modification en modification, au cours des morsures successives, à tous moments, l'artiste peut tirer une ou plusieurs épreuves de sa planche pour en apprécier le rendu. Ce sont ces épreuves intermédiaires, avant le tirage définitif, qu'on appelle épreuves d'état. N'étant tirées qu'à petit nombre ces épreuves sont beaucoup plus rares que celles du tirage final ; elles sont aussi les premiers jets de la création et ont, à ce titre, la faveur des collectionneurs qui s'attachent à les rechercher. Ces épreuves d'état sont synonymes de ce qu'on appelle plus communément épreuves d'essai ou d'atelier.
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[Les papiers] Sont-ils différents selon les époques? Comment les distinguer ?

Pour définir le papier sommairement, et en quelques lignes, nous schématiserons en les classant en deux catégories :

Les papiers vergé anciens fabriqués à la forme à partir de fibres végétales (lin, chanvre...), de fibres textiles (chiffons...). Leur principale caractéristique est une trame irrégulière de lignes croisées (appelées vergeures et pontuseaux). Cette trame, due aux fils de laiton tendus sur la forme où sèche la pâte à papier, se lit aisément en transparence. Pour globaliser et faciliter le classement on dira que ce type de papier a été utilisé des origines de la gravure (milieu du XVe siècle) jusqu'à la fin du XVIIIe siècle, à l'époque où apparaissent les premiers papiers modernes.

Les papiers modernes, ou mécaniques, fabriqués à partir de le pâte à bois. Parmi eux on citera le vélin dont la caractéristique principale est qu'il est régulier et relativement lisse. Le vergé moderne dont la trame (lignes croisées visibles en transparence) s'apparente à celle des vergés anciens, à ceci près qu'elle est régulière et très nette.

Pour finir ce très rapide aperçu un mot sur le filigrane qui est la marque de fabrique des moulins à papier, et plus tard des grands papetiers de l'ère moderne. Il se lit en transparence, et il est souvent un moyen précieux de datation et d'identification.
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La couleur :
Il convient tout
d'abord de savoir que l'expression "graver en couleurs" est impropre. On ne grave pas en couleurs ! En revanche on imprime en couleurs.
Pour reprendre les choses dans l'ordre où elles apparaissent on doit préalablement aborder le coloris manuel ou coloriage, aussi appelé "enluminure". Aux 15, 16, 17 et 18ème siècles les épreuves pouvaient être coloriées manuellement chez l'éditeur marchand. Pour ce faire on employait de l'aquarelle ou de la gouache. Chaque épreuve était ainsi rehaussée l'une après l'autre. Tout le talent de l'amateur sera alors de distinguer un coloris contemporain de l'édition de l'estampe, d'un autre réalisé postérieurement. Ceci a son importance. Mais l'on conviendra que c'est là une question d'éducation de l'oeil. Comme pour tout, cela vient avec la pratique et l'habitude !
Pour ce qui est de l'impression en couleurs elle vient plus tardivement. Exception faite des bois en camaïeu (en principe de vert ou de brun) déjà connus au début du XVIe siècle, l'impression en couleurs proprement dite n'apparaît que vers le 3e tiers du XVIIIe siècle. C'est grâce à la mise au point du repérage successif des planches (une planche par couleur) qu'on obtiendra définitivement la couleur, au sens plein du terme. On imagine aisément les difficultés et prouesses d'une telle technique qui nécessitait qu'une même épreuve passe et repasse sous la presse autant de fois que nécessaire jusqu'à l'obtention, par le jeu des superpositions, de la couleur souhaitée. Ces estampes dans l'art desquelles se sont illustrés les Gautier d'Agoty, Bonnet, Janinet et quelques autres sont aujourd'hui très recherchées.
Bibliographie : voir Anatomie de la couleur, publié par le Cabinet des Estampes de la Bibliothèque nationale.
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Origines, histoire :
" On employait beaucoup au 15ème siècle les nielles pour les ornements des calices, des reliquaires, des poignées d'épée et des petites plaques d'or ou d'argent qu'on incrustait sur les coffrets d'ébène. Maso Finiguerra, comme, du reste, tous les autres orfèvres, avait l'habitude de prendre l'empreinte de ses dessins, avant qu'ils fussent niellés, au moyen du soufre fondu. Or, il prit un jour l'empreinte d'une paix* dont les tailles étaient en partie remplies de noir, et, lorsqu'il voulut juger de l'effet de son dessin, il remarqua que le noir ayant adhéré au soufre, celui-ci ressemblait, dans certaines parties, à un dessin à la plume..
* Instrument lithurgique, ordinairement en argent, que l'on porte à baiser dans le chœur, ce qui est une manière de se donner la paix adoptée dans certaines églises.

Pierre Larousse (1817-1875), Grand dictionnaire universel du XIXe siècle. 1875.
Extrait de l'article Gravure. Lire l'article complet...


Voir aussi les articles des sites suivants :
Musée Jenisch, Vevey, Suisse | Encarta | Wikipedia | Articles de Pierre Larousse | retour sommaire

Les principaux procédés :
  1. La gravure sur bois ou Xylographie (et par extension la linogravure).
  2. La gravure sur cuivre ou Chalcographie (Burin, pointe-sèche, eau-forte, aquatinte, manière noire ou mezzotinto, vernis mou...)
  3. La lithographie (inventée par le bavarois Senefelder à la fin du XVIIIe siècle)
  4. La sérigraphie
    Voir le glossaire des termes techniques
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